Le cancer du sein peut être détecté par des chiens renifleurs !

Chien malinois
Parce qu’ils ne cesseront jamais de nous étonner, les chiens occupent assurément une place prépondérante dans notre vie. Nous évoquions dernièrement le fait qu’ils conservent des souvenirs, mais ce n’est pas tout ! Les chiens sont depuis toujours utilisés pour aider l’homme dans ses activités. Les chiens sauvent aussi des vies : guides d’aveugles, chiens sauveteurs en montagne, renifleurs d’explosifs… Les talents de ces animaux sont si nombreux qu’ils ont su se rendre indispensabls. La science a aussi fait appel à eux et c’est tout l’objet de cet article. Oui, les chiens sont complètement capables de renifler des patientes… Et de déterminer si elles ont ou non un cancer du sein ! Avec un flair pareil, on se demande bien ce qui peut encore leur résister !

 

  • D’où sort ce concept de chien renifleur de cancer du sein ?

Tout est en fait parti de l’observation d’une infirmière, Isabelle Fromantin. Celle-ci a réuni des chercheurs et des cliniciens afin d’étudier l’odeur des tumeurs. C’est ainsi qu’est né le projet KDOG, piloté depuis Avril 2016 par l’Institut Curie. Celui-ci se base sur deux chiens malinois, Thor et Nykios. L’idée était de les entrainer durant six mois afin qu’ils puissent faire leur preuve et détecter la présence d’un cancer du sein chez des patientes. Ces deux-là ont donc commencé leur entrainement en Septembre dernier et après ces longs mois de formation… Ils sont vraiment surprenants !

Au cours de leur entrainement, Thor et Nykios ont appris à sentir des lingettes « sueurs » sur lesquelles ont été transférés des composés volatiles provenant d’une autre lingette que les patients ont gardée sur elles la nuit durant. Et croyez-le ou non, la réaction des chiens a tout de suite été très positive ! Ils s’arrêtaient net en reniflant une lingette provenant d’une patiente atteinte d’un cancer du sein. Évidemment, bien que cet examen soit un gain de temps considérable et de faible coût, il ne remplace pas l’imagerie. Si les chiens détectent un échantillon positif, il faudra ensuite réaliser des radiographies chez la patiente concernée pour conclure définitivement. Quoi qu’il en soit, l’idée derrière le projet KDOG est on ne peut plus simple à saisir : permettre un dépistage facilité et accessible à tous, y compris dans les pays les plus démunis.

Après six mois de travail, les résultats tant attendus ont été publiés : Thor et Nykios ont reniflé les lingettes provenant de 130 femmes volontaires… Et ont eu 100% de bonne réponse à la détection du cancer ! Ça, c’est des bons chiens ! Grâce à ces bons résultats, une étude clinique menée sur 1 000 femmes devrait voir le jour à partir de 2018.

  • D’autres animaux pourraient-ils faire pareil ?

Les capacités olfactives du chien ont toujours été connues. Par exemple, aux États-Unis, certains chiens peuvent repérer les cancers de la prostate en reniflant des urines et d’autres détectent le cancer du poumon en sentant l’haleine des patients… Les chiens-cliniciens ont donc un bel avenir devant eux, mais ils ne sont pas les seuls à avoir du potentiel dans ce domaine ! Les chats pourraient présenter de telles aptitudes aussi, mais ils sont bien plus difficiles à dresser. Et que dire des truies et des rats, d’autres animaux au nez très précis ? Mais bon, entre se faire renifler par un chien ou se faire sentir par un rat… Le choix est vite fait.

Surprenant également, les abeilles pourraient elles aussi être capables d’aider la science. C’est en tout cas ce qu’une équipe américaine a publié en 2005 dans une étude selon laquelle les abeilles pourraient détecter cancer, diabète et tuberculose. Et les abeilles pourraient même faire office de démineuses ! Autant dire qu’il faut tout faire pour les protéger étant donné leur situation actuelle…

Notons pour terminer le potentiel avenir de certains camélidés, comme les lamas ou les alpagas, dans le dépistage de la maladie d’Alzheimer. Ces animaux possèdent en effet de très puissants anticorps capables d’aller jusqu’au cerveau et de se fixer aux « plaques séniles », caractéristiques de la maladie. Ils pourraient alors permettre de dépister la maladie bien plus rapidement qu’aujourd’hui.


La science et la recherche commencent finalement à entrevoir de nouvelles pistes. Les animaux sont nos amis et peuvent nous aider à mieux comprendre certaines maladies… Et pourquoi pas à les soigner ? En tout cas, une chose est sûre. Les chiens prouvent une fois de plus leur génie et leur fidélité à l’homme. Espérons que grâce à eux, d’autres cancers pourront être pris en charge à temps !

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